Visas de Hadj : l’ICC rétablit les faits

Visas de Hadj : l’ICC rétablit les faits

Pour diffusion immédiate

Port-Louis, le 30 juillet 2026


L’ICC souhaite répondre aux articles parus dans Le Défi Plus (25 au 31 juillet 2026) et dans Star (n° 2164, 26 juillet au 1er août 2026) concernant son Chairman, M. Shamad Ayoob Saab.

Ces articles confondent deux démarches distinctes et sans lien entre elles. L’ICC en expose ci-dessous les faits, dans l’ordre où ils se sont produits.

1. La chronologie établit qu’il n’y a aucun lien

L’élément déterminant est la date. Les deux visas offerts personnellement à l’épouse et au fils du Chairman ont été traités par les autorités saoudiennes, via la plateforme officielle NUSUK, avant que l’ICC n’écrive sa lettre du 17 avril 2026 relative à cinq visas d’encadrement.

Ces deux démarches ne partagent ni la même origine administrative, ni le même signataire, ni la même finalité. Elles ne pouvaient pas davantage se recouper, puisqu’elles se sont déroulées à des moments différents et par des canaux différents.

2. Les deux visas personnels — une invitation traitée directement par l’Arabie Saoudite

Environ deux mois avant le Hadj, l’Ambassadeur d’Arabie Saoudite a, de sa propre initiative, proposé d’offrir deux visas de Hadj à Mme Ayoob Saab, épouse du Chairman, et à leur fils. Ceci relève de la prérogative de l’Ambassadeur et du Gouvernement du Royaume d’Arabie Saoudite.

L’Ambassadeur a précisé que la demande devait être faite sur NUSUK, la plateforme officielle saoudienne. La démarche s’est donc déroulée directement entre les autorités saoudiennes et Mme Ayoob Saab, sans aucune intervention de l’ICC.

3. La lettre de l’ICC du 17 avril 2026 — une démarche purement institutionnelle

Il s’agit d’un dossier entièrement distinct. Le 17 avril 2026, l’ICC a demandé cinq visas additionnels afin de renforcer l’encadrement des pèlerins mauriciens. À noter :

  • cette lettre n’a pas été signée par le Chairman, qui ne se trouvait pas à Maurice ce jour-là, mais par un autre responsable de l’ICC ;
  • son objet était strictement institutionnel : améliorer l’encadrement des pèlerins.

4. Le Chairman a renoncé aux visas personnels

À son retour à Maurice, le Chairman a décidé de ne pas donner suite à l’invitation personnelle. Ni son épouse ni leur fils n’ont utilisé ces visas, qui ont été annulés. Aucun membre de sa famille n’a voyagé ni retiré le moindre avantage de cette invitation.

Le Chairman a pris cette décision par principe, estimant qu’il ne convenait pas d’accepter, au regard de ses fonctions, un tel geste — quelle qu’en fût la parfaite régularité.

5. Sur les « membres officiels écartés »

L’affirmation selon laquelle des membres officiels auraient été écartés au profit de proches du Chairman est inexacte. Les deux visas personnels étaient sans rapport avec l’ICC et, n’ayant jamais été utilisés, n’ont pu se substituer à quiconque.

6. Sur les cinq visas — une mesure d’organisation au service des pèlerins

Les cinq visas demandés par l’ICC le 17 avril n’ont été accordés à personne à titre de faveur. Ils répondaient à un besoin concret d’organisation lié à l’accueil des pèlerins mauriciens à leur arrivée à Jeddah.

Sans ce type de visa, les opérateurs chargés de l’encadrement seraient tenus d’emprunter les bus réservés aux pèlerins et ne pourraient se déplacer librement. Ce visa leur permet d’être présents à l’aéroport de Jeddah pour accueillir les pèlerins mauriciens, les guider et gérer les formalités sur place.

Ces visas ne bénéficient donc pas aux opérateurs à titre personnel : ils servent les pèlerins. Aucun n’a été accordé au préjudice d’un autre opérateur ou d’un pèlerin.

7. Publication de données personnelles et suites juridiques

Les articles ont reproduit des copies de visas comportant des données personnelles (photographies, numéros de passeport, dates de naissance). L’ICC considère que cette publication soulève de sérieuses questions au regard du Data Protection Act 2017.

L’ICC et son Chairman ont saisi leurs conseils. L’ICC réserve l’intégralité de ses droits, notamment au titre du Data Protection Act 2017 et du droit de la diffamation, et prendra les mesures qu’elle jugera appropriées.

8. En conclusion

Le Chairman a renoncé à une invitation diplomatique adressée à son épouse et à leur fils. Il n’a sollicité aucune faveur, aucun visa personnel n’a été utilisé et aucun avantage n’en a été retiré. Les deux dossiers évoqués par la presse sont indépendants l’un de l’autre.

L’ICC invite les publications concernées à lui accorder un droit de réponse et rappelle l’importance du respect de la présomption d’innocence. Elle demeure au service de la communauté musulmane mauricienne.


— Fin du communiqué —

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